Kevin Devine & The Goddamn Band – Bubblegum (2013)

En écoutant débouler Bad Books en 2010, on se demandait comment cela pouvait être à ce point meilleur que Manchester Orchestra, groupe dont était issue la moitié barbue de ces mauvais bouquins. Trois ans plus tard, la réponse vibre comme une simple et magnifique évidence: Kevin Devine. Le songwriter New-Yorkais, autre cerveau de Bad Books, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il publie album sur album depuis plus de dix ans. Cette année, le septième, Bubblegum, sort le même jour que le huitième, Bulldozer (à moins que ce soit l’inverse) (!?!).

Et autant dire que c’est cette pâte à mâcher qui risque de rester collée un certain temps sous nos baskets. Impeccable de bout en bout, Bubblegum a tout simplement l’étoffe pour, à défaut de devenir un classique de power pop, s’affirmer comme une vraie merveille de l’année. À mi-chemin entre les voisins de Fountains of Wayne et un Telekinesis qui retrouverait de l’inspiration. D’entrée, “Nobel Prize” et “Private First Class” font tout comprendre: le cocktail énergie-mélodie-efficacité sera imparable. Et même la beaucoup plus longue “Redbird” laissera savourer sa délicieuse division. Avec finalement cette tentation de troquer une lettre du patronyme de notre “Kevin divine”.

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DL