Bright White Lightning – Bad Teeth (2012)

Le problème avec l’électronique, c’est qu’à force de trop la tripoter, on risque de s’y brûler. Pour le coup, ce n’est pas avec des allumettes que jouent les membres du bizarroïde trio Bright White Lightening, mais carrément avec des torches dégoulinantes d’essence. Ils ont en effet décidé de fabriquer leur indie rock à l’aide de sons tirés d’antiquités technologiques comme la Game Boy… Et pourtant, malgré ce remarquable handicap, ces gars de Seattle réussissent à réchapper honorablement de l’incendie sur ce Bad Teeth.

Parmi les six titres de cette mauvaise dentition, il y a certes le pénible instrumental en deux parties Extra Ordinary, qui gène en plein milieu telle une carie naissante. Mais l’introductif Weekend Rapture booste et botte. LoveLost, qui suit, à tout d’un bon single qui pourrait presque lorgner du côté de l’Oracular Spectacular de MGMT. Et l’efficace April 10 se donne des accents de Strokes par passages. Trois titres qui savent trouver un équilibre subtil entre une composition de qualité et l’exubérance pittoresque de cette électronique déclassée. Voilà qui est suffisant pour sortir la Biafine et se roussir un peu les oreilles aux sons de cette drôle de curiosité.

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DL