Cage the Elephant – Melophobia (2013)

Prendre le contrepied de son appellation. C’est ce que continue de faire Cage the Elephant sur ce troisième opus, qui de manière surprenante parvient à évoluer assez finement tout en se façonnant un style propre. Et proposer une plutôt plaisante évasion. Car si l’album initial n’offrait pas grand charme, Thank You, Happy Birthday (2011), en prenant un virage indie-grunge, regorgeait de pépites. Aujourd’hui, Melophobia ne recèle pas autant de perles que son prédécesseur, mais en n’étant pas aussi typé emprunte justement une voie qui va bien au groupe du Kentucky.

On retiendra d’abord cette certaine science – science certaine – du refrain, évidente sur les très bons “Take It Or Leave It”, “Halo” ou “Hypocrite”; puis ces structures sérieusement travaillées, avec des appendices goûteux comme sur l’introductif “Spiderhead” ou le bordélique “Teeth”. Le tout est pourtant ponctué de titres un peu plus faibles (“Come A Little Closer”, pourquoi ce choix de premier single?) et presque limites (le lourdaud “Black Widow”). Mais la belle note finale de l’apaisée Cigarette Dreams confirme que dans l’ensemble, notre pachyderme est bien en liberté.

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DL

Cage the Elephant – Live From The Vic In Chicago (2012)

En NBA, on parlerait de MIP, “Most Improved Player”. En 2008, avec son premier album Cage the Elephant, le groupe éponyme avait peu retenu l’attention, engoncé dans son rock groovy et un tantinet brouillon. Trois ans plus tard, quelle progression avec Thank You, Happy Birthday, deuxième effort pour qui ce qualificatif va à merveille. Cage the Elephant s’est fait violence pour sortir un album haut en couleur, usant parfaitement des meilleures recettes d’indie rock ricain à la sauce grunge.

Ce Live From The Vic In Chicago est l’occasion de retrouver la puissance, l’énergie et surtout les excellents titres de Thank You, Happy Birthday, avec un sens de la prestation scénique plutôt affirmé. On a même l’impression que pour la circonstance, les morceaux du premier opus se mettent au diapason des obsédants Aberdeen, Around my Head ou encore Shake me Down, pour ne citer qu’eux. De quoi rêver d’un troisième album au niveau d’un titre de MVP ?

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DL (J’ai reçu un email me demandant de supprimer le lien. Écrivez-moi si vous voulez le skeud)

Aberdeen en live à Los Angeles et non pas à Chicago… mais avec un certain Dave Grohl à la batterie ! :