Diamond Youth – Don’t Lose Your Cool (2011)

Oui, on peut coller sur sa pochette un clébard à lunettes de soleil et réussir à ce que le disque renfermé ne soit pas à l’égal ridicule. En fait, cet artwork symbolise parfaitement le sentiment ambivalent que l’on éprouve avec la musique de Diamond Youth de Baltimore, à la fois d’une effroyable efficacité effervescente tout en laissant comme un bizarre et asticotant arrière-goût de rock FM. La faute à une production un peu typée et à des tics pop à base de “youhou” et “wouhou” un peu (trop ?) sirupeux. Des défauts qui peuvent par exemple évoquer le côté obscur de Weezer.

Pourtant, la plupart des sept titres de Don’t Lose Your Cool, paru fin 2011, ont cette force de nous tirer par les manches et de nous emporter comme malgré nous pour une petite ballade vitaminée. D’emblée, c’est typiquement le cas avec Sunburn, sorte de college song parfaite avec ses couplets aux riffs imparables et son refrain moelleux de lover. Sans vouloir leur faire injure, on croit parfois percevoir des inflexions à la Queens of the Stone Age, mais alors avec un Josh Homme séquestré par un producteur de variétoche aux revendications à moitié convaincantes. De temps à autres, on peut aussi entendre des pointes de Jimmy Eat World. Finalement, quand ce n’est pas trop long, il n’est pas si désagréable que ça d’avoir le cul entre deux chaises.

Site

DL (et aussi le bon EP DMND, paru plus ou moins en même temps : DL)