Jonny Polonsky – Intergalactic Messenger of Divine Light and Love (2012)

2012 a l’air d’être l’année du retour des Jo(h)nny. Et s’il faut choisir son camp, impossible de se faire à l’idée de pencher pour autre chose que pour le camp Polonsky. Le songwriter californien était aux abonnés absents musicaux depuis près de 8 ans (!) et l’album The Power of Sound. C’est donc peu de dire que le retrouver avec un nouvel opus sous le bras, ça fait un sacré petit quelque chose. Jonny Polonsky, ce jeune protégé de Frank Black qui se présentait fièrement en 1996 avec les dix titres enlevés du succulent Hi, My Name is Jonny, devenu depuis pour la postérité un illustre et si attachant bijou power pop. Jonny Polonsky et sa carrière cahoteuse, faite de longues absences et de soudaines réapparitions, en grande partie heureuses.

Avec son titre et son visuel pour le moins énigmatiques, Intergalactic Messenger of Divine Light and Love peut de prime abord déconcerter. Mais il suffit de se laisser embarquer par les trois premiers titres pour comprendre que notre Jonny n’a pas changé. Bearclaw donne le ton, mais ce sont surtout l’imparable refrain de See Your Lies et la célérité bien coulée de Ugly People Living in the Hole qui frappent. Pour le reste, c’est du Jonny Polonsky pur jus, sa voix minutieusement éraillée, ses chansons bien à lui dont il assure toujours la quasi-intégralité de l’orchestration (pour l’enregistrement, il va sans dire), ses petites douceurs, ses petites abrasivités, ses délicats mélanges de tendances. Ses morceaux presque magiques comme Something to Believe In et son final qui ferait croire en n’importe quoi. Ce Jonny-là, ah que nous l’aimons.

Bandcamp

DL (Gratuit sur Bandcamp “pendant un certain temps”)