Swearin’ – Surfing Strange (2013)

Deuxième album pour Swearin’ qui fait office de jolie suite à l’excellent album éponyme paru l’an dernier. Plus posé, Surfing Strange propose aussi des titres un peu plus longs, moins adolescents. De là à parler du fameux “album de la maturité”… Le pas à franchir est toujours facile, l’écueil aussi. En tout cas la bande new-yorkaise sait faire évoluer sa formule avec grand intérêt, toujours auréolée de cette marque de fabrique mêlant chants féminin et masculin.

Formule qui évidemment emprunte aussi de nombreux ingrédients à l’indie rock des années 90, entre riffs et fuzz grungy, basse pixienne, relents de Kim Deal (The Amps) et des Throwing Muses, et même par exemple un “Watered Down” aux quasi-accents de Hole. “Dust in the Gold Sack” lance habilement un opus qui fait montre d’une belle homogénéité – comprendre “cohérence” -, sans véritable tube mais avec onze titres offrant chacun un univers où il fait bon surfer. Et finalement il n’y a rien de très étrange là-dedans.

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Swearin’ – Swearin’ (2012)

New York confirme régulièrement son statut de ville où tout se passe. Au moins, d’endroit où tout est possible. Après la découverte quasi miraculeuse voici quelques mois de leurs voisins géniaux de LVL UP, voilà qu’on tombe sous le charme de Swearin’, un quatuor guidée par une nana. Sans sexisme aucun, avouons qu’il n’est pas si fréquent de se laisser séduire par un girly band ; et ce n’est pas seulement parce qu’Allison (guitariste-chanteuse sévissant également au sein de P.S. Eliot) partage un peu du chant avec son alter ego Kyle que le groupe fait son petit effet.

Après une excellente démo initiale, What a Dump, parue fin 2011, ce premier album confirme les belles dispositions de Swearin’. Leur punk pop lo-fi racé évoque, voix féminine oblige, Magnapop ou Kim Deal version The Amps. La collection de 12 titres de 2,30 mn, efficaces en diable (au hasard : Here to Hear), pressés pour la plupart (les enlevés Shrinking Violet, Crashing ou Kill em With Kindness), plus posés pour certains (les délicats Divine Mimosa et Empty Head), rappellent aussi un songwriting à la High Dive, également découvert fin 2011. Il faut croquer dans cette galette comme dans une grosse pomme ; ici, promis, le fruit n’est pas défendu.

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