Ball Park Music – Museum (2012)

Les Australiens de Ball Park Music n’auront pas trop traîné pour y aller de leur seconde livrée. Un an après Happiness and Surrounding Suburbs (2011), voici ce Museum dont la visite se révèle presque aussi intéressante que celle des banlieues préalables. Presque ? Pas que les cinq de Brisbane y exposent des œuvres moins admirables, mais la collection y est peut-être sensiblement moins homogène.

Pourtant, ça attaque sur les chapeaux de roue avec la bombe imparable Fence Sitter, qui évoque quelques uns des plus fameux titres de Exhibit A (2004), l’excellent (et meilleur) album de The Features, avec son riff de clavier infaillible et surtout son refrain qui pourrait être une définition du mot addiction. On repère également Coming Down et Pot of Gold, avec leurs effluves de Brendan Benson. Le reste inspire souvent de la sympathie, sans forcément toujours bouleverser. Mais il est assez naturel, finalement, de ne pas être subjugué par toutes les pièces d’un musée.

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DL

Ball Park Music – Happiness and Surrounding Suburbs (2011)

Ce fessier manifestement ferme et galbé n’a pas froid aux yeux et vous salue bien bas. Contre toute attente quand on voit le visuel de Happiness and Surrounding Suburbs, Ball Park Music ne vient pas d’Autriche ni même de Suisse, mais d’Australie. Et propose en conséquence une indie pop plus chaude et ensoleillée qu’on pourrait le croire au premier abord.

Ce disque a besoin de se laisser apprivoiser mais finit de convaincre au fil des écoutes. C’est un peu déjanté, un peu psyché, un peu bizarre… mais force est de constater que ça roule drôlement bien. Difficile au final de ressortir un titre en particulier, même si le guilleret iFly et son refrain à “wouhou” (“I fucking love you, I think you’re pretty”…) est éminemment entêtant.

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DL