Bass Drum of Death – Bass Drum of Death (2013)

Le duo s’est fait solo. C’est délesté de son batteur Colin Sneed que le guitariste John Barrett revient aujourd’hui pour le second album de Bass Drum of Death, ainsi éponymement intitulé pour se convaincre peut-être d’une nouvelle naissance. Car si cette cuvée 2013 réserve sa bonne dose de plaisir, on ne retrouve pas tout à fait l’indiscutable efficacité attrapeuse de GB City (2011), dont une partie de la recette résidait certainement dans l’amalgame du binôme. Ici Barrett a donc tout fait tout seul et ça s’entend un peu.

Cela donne des morceaux qui ne savent pas toujours complètement où aller, comme au hasard ce “Bad Reputation” qui finit par virer un peu au lourdingue. Mais attention: notre chevelu du Mississippi possède toujours un art consommé du riff et un son de gratte inaliénable. L’excellente triplette introductive est là pour le rappeler: “I Wanna Be Forgotten” et son refrain entêtant, “Fine Lies” et son trot assuré, et “Shattered Me”, single vitrine. L’égarement n’est pas bien méchant, mais gare à la suite des événements.

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Bass Drum of Death – GB City (2011)

S’ils nous présentent des tronches enfumées en couverture de GB City, pour le coup les deux gars de Bass Drum of Death ne nous enfument pas sur ce premier album. Le power duo guitare-batterie s’y révèle particulièrement efficace et enthousiasmant, résolument rock’n’roll, si ce n’est carrément punk quand il faut, avec trois pieds enfoncés dans un garage du Mississippi (d’où ils viennent) et l’autre foulant le sable fin d’une plage californienne.

Le rock’n’roll, c’est cette manière de chanter un peu à l’ancienne (loin des nineties) et de toute façon des compositions qui exsudent les racines du style ; le garage, c’est ce son brut et lourd, qui rapproche le temps, et parce que mine de rien ça dépote à base de grosse gratte saturée ; la Californie, ce sont ces chœurs exquis qui se faufilent parfois. L’imparable Young Pros est la quintessence de tout cela et voilà sûrement le morceau qu’on retient d’entre tous. Mais tout GB City est une drogue, et c’est de la bonne.

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