The Thermals – Desperate Ground (2013)

Le vrai dilemme avec Desperate Ground, c’est d’expliquer comment le sixième album des Thermals puisse être à ce point meilleur que les deux précédents sans que rien n’ait vraiment changé. Car après les décevants Now We Can See (2009) et Personal Life (2010), trop épars, on croyait presque perdu pour la cause le trio de Portland, pourtant coupable de trois premiers opus coups de poing (et de maîtres) parus sur Sub Pop entre 2003 et 2006. Une histoire de label? Peut-être, puisqu’après un détour (raté, donc) chez Kill Rock Stars, voici une arrivée convaincante au sein de l’écurie du fort respectable Conor Oberst (Bright Eyes, Desaparecidos), Saddle Creek.

Résultat: un retour aux fondamentaux avec dix titres poppy et catchy, rapides pour la plupart, façonnés d’un son calibré, rond et sans fioriture (guitare-basse-batterie et on n’en parle plus), le même encore et encore, et de cette voix de Hutch à moitié scandée, toujours si agrippante. Alors certes, pour les surprises on repassera, et certains pourront blâmer l’homogénéité du disque et le mimétisme entre les morceaux. Et de fait, difficile de faire ressortir un extrait particulier. Mais de notre côté, on ne boudera pas notre plaisir de retrouver de la vigueur chez cette figure “post-punk-power-pop” incontournable de ces dix dernières années.

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DL