Mike Krol – Turkey (2015)

Cette rentrée des classes sentait bon le garage punk californien avec la sortie des nouveaux albums de FIDLAR et Wavves, ses plus beaux fleurons. Mais alors que chacun des deux recèle quelques pépites, le premier (Too) souffre d’une production certainement un peu trop ampoulée tandis que le second (V) donne cette drôle d’impression d’écouter le même morceau pendant 30 mn…

Et c’est à cet instant que déboule un autre californien, mais d’adoption celui-ci, un dénommé Mike Krol, originaire de Milwaukee et aujourd’hui installé à LA. Qui vient rafler la mise avec Turkey, le plus emballant album du genre depuis un moment. Cette dinde n’est pourtant pas un coup d’essai puisqu’il s’agit du troisième opus après I Hate Jazz en 2011 (que dire de plus?) et Trust Fund (2013). Il aura peut-être fallu une signature sur Merge pour finir par en avoir connaissance.

Dans tous les cas il n’est pas trop tard pour la dévorer, cette volaille – comme ses prédécesseurs d’ailleurs. Car Mike Krol, qui vient d’arrêter son job de designer pour se consacrer entièrement à la musique, y rivalise d’ingéniosité et de malice pour balancer en à peine plus de 18 mn neuf morceaux hyper efficaces, addictifs et drôles – au même titre que la cover qui le présente en flic moustachu et que la vidéo de “Neighborhood Watch”.

Tout cela est fort habilement ficelé, des petites breloques foutraques et lo-fi qui retombent toujours du bon côté de la médaille, portées par une parfaite voix nasillarde aux relents de Fishboy ou même parfois du mythique Daniel Johnston. Le tout dans une ambiance où la dérision est faite loi. Pas de doute, du garage déglingo Mike Krol est fait roi.

Écouter Turkey sur vinyle (en savourant l’artwork sous toutes ses coutures)

Bandcamp (pour écouter I Hate Jazz et Trust Fund)

DL

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