Ty Segall – Twins (2012)

Comme prévu, l’insatiable Ty Segall balance son album annuel, qui est en fait son troisième en 2012 si l’on prend la peine de compter le hardos Slaughterhouse paru sous le nom de Ty Segall Band, et Hair, en collaboration avec White Fence (et tous deux déjà bien sympas). Ici, Twins succède plus sûrement au plutôt “calme” Goodbye Bread (2011) et, quintessence de pop joliment sale, pourrait bien prétendre au titre de meilleure réalisation du Californien.

Car plus que jamais, on imagine alentours des Beatles respectueusement trainés dans la poussière crasseuse d’un hangar à l’abandon. Un endroit qui, avantageusement squatté par ce touffu du caillou et sa bande de potes non moins chevelus, deviendrait the place to be pour salir ses jeans moulants et vider quelques bières chaudes au son de ce rock garage intenable. L’implacable Thank God For Sinners, l’endiablée You’re The Doctor, l’acidulée Would You Be My Love ou la lancinante Ghosts : la première moitié de Twins est irréprochable. Après un petit coup de mou pour entamer la seconde (They Told Me Too et Love Fuzz), la fin retrouve de belles couleurs avec notamment la posée Gold On The Shore. Qui illustre parfaitement l’impression ultime : Ty Segall a encore semé un peu d’or sur la plage.

Site

DL

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *