Ash / Asylums / SSLYBY

Un vent de power-pop entêtante souffle sur la planète indie en ce début de printemps. Et qui s’y colle? Des semi-vétérans nord-irlandais qu’on croyait au rebut, de toutes jeunes pousses rosbifs vouées à la popularité, et l’un des groupes les plus sympas du Missouri – et du monde – en pleine revivification.

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Oui, Ash est encore en vie, et en soit il s’agit déjà d’une info intéressante. Héros de l’indie-power-pop nineties… pendant les nineties, nos amis de Downpatrick sont les auteurs de deux excellents premiers disques, Trailer (1994) et 1977 (1996). La suite, autant le dire, fut un peu plus laborieuse, même si la compil’ Intergalactic Sonic et ses b-sides (2002) est délectable.

Après une quinzaine d’années de productions anecdotiques, le septième album, Kablammo!, sort début juin. “Cocoon”, le premier single, bien qu’un peu badin, est suffisamment addictif pour qu’on l’attende avec un intérêt un peu plus fort que de la simple curiosité.

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Oh que ces petits gars du Southend pourraient bien aller loin… Les trois morceaux qui composent leur premier EP paru en début d’année en constituent en tout cas une belle promesse en forme de brûlots qui dépotent sec. On sent poindre une puissance de feu à la Blink-182, en certainement moins caricatural.

Vous comprendrez quand “I’ve Seen Your Face In A Music Magazine” vous aura fait sauter contre les murs, et “The Death Of Television” vous faire taper la tête où vous pourrez. Écoutez le tout sur le Soundcloud du groupe, en attendant la suite des aventures d’Asylums qui ne devraient plus tarder.

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Après le chef-d’œuvre Let It Sway (2010), on avait fatalement été un peu déçu par Fly By Wire (2013), sans perdre l’affection non-modérée pour Someone Still Loves You Boris Yelstin, ces si bons bougres de Springfield. Les voici revenir deux ans après plus affutés et énergiques que jamais…

… En tout cas à en juger par les deux premiers singles balancés en apéro de The High Country qui sort tout début juin. “Step Brother City” et “Trevor Forever” sont deux petites bombes power-pop hyper catchy et sucrées, avec des whouhous et tout et tout, qui font de cet album l’un des plus attendus d’un printemps qui s’annonce pourtant généreux.